La démarche est celle-ci

La procédure se réalise ainsi.

Un accord pour être photographiée est prononcé.

Un moment est décidé en toute souplesse et liberté.
Il n'y a pas de pause à proprement parler. Il s'agit plutôt d'une souplesse dans le mouvement de l'instant.

 

Il s'agit d'un parcours, pour ce qui me concerne, dans et autour du personnage ou du lieu. Il s'agit de rejoindre une position intérieure, libre et sans intention dans laquelle un « dialogue » s'effectue  par des repères propres à cette activité.
Le nombre des clichés est assez variable.
Le sujet pour moi doit être affairé, et quasi oublier qu'il est observé.

 

Ensuite, l'usage des outils logiciels, permet (car de même nature que l'appareil numérique) un Autre dialogue.
Celui-ci par nature d'une infinité de possibilités, se définis plus par nos propres « habitudes d'interprétations »et connaissances des outils.
Néanmoins, là encore il s'agit plus de l'usage d'une posture intuitive, d'un travail tâtonnant d'atelier, qui permet de rallier +- rapidement les « territoires du sujet » et d'une modalité d'interprétation.
Des degrés d'approfondissements s'affirment rapidement.

Par la suite ces images sont pausées sur des supports de trois types :
•  sur papier photographique argentique (en laboratoire)
•  Imprimés de façon numérique sur : papier, vinyle, bâches, textiles divers, bois ou verre.
•  Ou bien projetés en vidéo, permettant ainsi des installations d'un « Portrait d'image fixe, mouvant durant une minute »
Cette attitude dilate l'instant d'un temps idéalement 0 en un temps 60 mn

Il s'agit de la même image, mouvante des infinies et quasi invisibles variations qui la composent. Dés lors une observation constante nous conduit dans une interprétation sensorielle nous provoquant de variables perceptions, questions, vides attentes ou révélations. Une intensité dramatique est ainsi crée qui « élargit » le champs de présence du sujet présent.

Chaque plaque photographique est produite en 7 exemplaires, porte le nom de l'auteur, le titre, la date et le n°d'ordre discrètement caché dans l'image.
Les papiers photo sont placés, soit sur une plaque de Dibon, soit sous un plexi translucide de 3mm ou entre : un plexiglas translucide et un altuglas noir. La protection et la pérénité sont ainsi de grande performance.

Max Lassort

 

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